boite à oubli 2005

« LA BOITE A OUBLI » – 2005 – Élaboration d’une notice: TÉLÉCHARGER

« ou comment se régénérer avec ses blessures »

Mémoire, souvenirs et résilience

entre mémoire (sélective ?), oublis, souffrances du passé, et résilience

résilience ?

Phénomène psychologique, qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus, ou ne pas, avoir à vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience permet de dépasser son état actuel. (En France, c’est Boris Cyrulnik, qui médiatise le concept de résilience en psychologie )

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« Je plante les graines du désespoir ». Pandore, nous l’a dit : « Ne jamais ouvrir la boîte ».

Mais que contient -elle ? Les maux, les misères, la maladie, la souffrance humaine ; une « menace » à notre Bien-être, à notre joie de vivre…

Cela en est trop ! Acheminons nous vers le « processus inverse », créer notre propre « Boîte à oubli », pour vivre mieux, sans gêne ;

Telle chose est un obstacle? Elle nous nuit ?: Construisons la Boîte.

Que le cérémonial commence… :

    – Sélection, et collecte d’objets.

Progressivement : la concrétisation.

« Le rejet », « l’évacuation » approchent.

L’élan, l’activité augmentent. Frénésie ?

Rassemblement d’objets : Hétéroclites ? Qu’importe ! Matières?Matériaux ?: Indifférents !

    – Création de la boîte (d’après la notice).

« Le rejet », « l’évacuation » comme « échappatoire », « Libération » de la « Mémoire », « exorcisme des souffrances du passé ».

Boîte noire, comme « un Cercueil », le dépôt de plaies et des blessures du Passé, de la Mémoire . Je l’ai nommée « La Boîte à Oubli ».

    • Transcrire par un cérémonial, par une suite logique de gestes, l’acte « témoin visible » de la libération émotionnelle,qui ,elle, demeure invisible.

Une fois, la Boîte scellée, le rituel continue par la destruction de celle-ci et de son contenu.

Le feu. Le feu comme destructeur et purificateur. Voilà la « douce libération »

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Puis, au fond, que reste-t-il? De vagues débris, des cendres, des morceaux indifférenciés et non-reconnaissables, le tout pèle-mêle

Qu’importe, la « cérémonie a eu lieu ».

Qu’y a-t-il, à part, peut-être, cette possibilité de semer au vent les résidus. « Les germes de l ‘Oubli n’ensemencent-ils pas la Terre ??? »

 

 

TÉLÉCHARGER LA NOTICE

 

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Création non sans rappeler certains aspects de quelques œuvres de Christian BOLSTANSKI : autour de la contenance émotionnelle des objets, du lien à la « Mémoire » individuelle (ou collective)

 

Les objets qu’il choisit, sont assemblés dans « ses dossiers, ses livres, ses collections », quelque soit leurs apparences, ils sont dépositaires d’un souvenir à fort pouvoir émotionnel.

Il les présente sous forme de « vitrines, d’archives, de réserves ou d’exposition », inventant une mise en scène dans l’espace et dans le temps.

Dans ses œuvres, chaque objet a la capacité étrange de replonger le « regardeur » dans le passé : personnel, réel, ou fictif, dramatique ou comique

On évoque souvent un travail artistique autour de la notion de « reliques. »


L’ŒUVRE DE CHRISTIAN BOLTANSKI

« les vitrines »- « vitrines de références »-1970-1973

« Réserve »- 1990– Centre George Pompidou :

Avec le vêtement comme « trace » , « empreinte » d’une vie passée.

Présent dans la série « des Réserves » , réalisées à la suite de « Réserve, Canada ». Chacune est une variation d’installation sur le thème de la disparition et du souvenir.