Exposition collective au Musée Asiatica de Biarritz

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œuvre exposée au musée de Biarritz du 7-01-2017 au 10-03-2017

aquarelle format 21×29,7cm encadrée 34×44 cm

(décembre 2016, support papier, format A4)

Il s’agit ici du Détournement d’une œuvre religieuse:

Utiliser un objet d’art et lui redonner un sens nouveau : utiliser les codes connus et les détourner

Considérer l’œuvre comme un support et s’en servir pour créer à son tour.

S’approprier l’œuvre dans un but d’enrichissement.

Raconter une nouvelle « histoire ».

Un moyen de travailler les 4 opérations plastiques (transformer, associer, répéter, isoler)

POUR MIEUX COMPRENDRE MA DEMARCHE, voici la symbolique donnée à l’œuvre :

Il y a un Bouddha (être éveillé spirituellement).Il est représenté avec ses qualités féminines : « La shakti »( nom indien)- (sous les traits de la femme)

Leur union est spirituelle et indique que le Bouddha est « réellement « éveillé.

Les drapeaux de « l’Homme » sont des prières bouddhistes ( très connues au Tibet, et présentent des prières faites aux Bouddhas, « le vent leurs apporte »).

La femme représente ici l’Occident car elle porte des drapeaux de plusieurs pays occidentaux. (c’est un « détournement des drapeaux de prières »). Du coup, leur union, à connotation spirituelle, évoque l’union de l’Orient (traditions religieuses) et de l’ Occident ( drapeaux des pays réels). Une alchimie symbolique.

Utiliser le vecteur de la religion est un parti pris. Il y a une « sorte de détournement de l’œuvre sacrée » Car les prières sacrées sont «en lien » avec des territoires terrestres concrets .

La tortue nage et relie le continent oriental au continent occidental (elle est le symbole de la longévité, en chine, mais aussi de la sagesse. C’est un animal mystique).Le couple, la tortue et la sphère terrestre sont dans un espace cosmique (bleu-violet entouré d’astres bienveillants de couleur blanche).